Prévention des affections vectorielles en établissement sanitaire et médico-social


Le bulletin d'Asclépia


Eté 2017

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Prévention des affections vectorielles en établissement sanitaire et médico-social

CHIKUNGUNYA Asclepia Etablissements Sante

A l’occasion du petit déjeuner débat organisé sur ce thème par ASCLEPIA CONSEIL le 25 août dernier, voici quelques pistes pour prévenir tout risque épidémique.

Depuis 2006, date de la première observation du moustique tigre sur le territoire métropolitain, la population des aedes albopictus responsables de la propagation de maladies vectorielles comme la dengue, le chikungunya et le zika s’est fortement accrue.  Au point qu’aujourd’hui apparaissent les premiers cas autochtones de chikungunya.

Voilà matière à s’interroger sur les mesures préventives à mettre en œuvre, notamment au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux, afin d’éviter des dommages sanitaires, économiques et sociaux tels qu’’à connus l’île de la Réunion lors de l’épidémie de chikungunya de 2006*.

Check List

  • Effectuer un diagnostic des bâtiments

  • Eliminer lieux de ponte et eaux stagnantes (fûts, bassins, seaux, détritus...), 2-3 fois par semaine

  • Individuellement : utiliser des moyens de protection physique et/ou chimiques

  • Signaler tout cas suspect à l’ARS

  • Prendre des mesures de protection du malade

7 cas autochtones en région PACA fin août
200 œufs par ponte/femelle moustique
5 pontes pour 1 femelle moustique

L’instruction DGS / RI du 16 avril 2015 anti dissémination du chikungunya et de la dengue prévoit des mesures de prévention que doivent adopter les établissements de santé notamment :

  • Un programme de surveillance et de lutte anti-vectorielle,
  • Un plan de protection des usagers et des personnels,
  • Un plan d’information et de formation des personnels (à la fois personnels de maintenance et de santé)
  • Un renforcement des mesures de précautions standard lors des soins afin d’éviter tout AES ou transmission nosocomiale

Pour aller plus loin:

  • Guide EID « Comment réduire la nuisance du moustique tigre dans l’habitat collectif »
  • Guide INPES « Prévention de la dengue et du chikungunya en France métropolitaine »
  • http://moustiquetigre.org
  • EID Méditerranée

*Histoire d’une épidémie
Tout commence le 22 février 2005 avec le premier cas enregistré à La Réunion. Au début, les autorités estiment que l’hiver austral chassera le moustique responsable de l’épidémie. Mais le nombre d’infections augmente au fil des mois : 4 500 en novembre, 6 000 en décembre et plus de 7 000 en début janvier.
C’est en janvier 2006 que l’épidémie atteint un pic : jusqu’à plus de 30 000 cas soit entre 600 et 700 nouveaux malades chaque semaine.
C’est aussi en début 2006 que plusieurs personnes meurent après avoir contracté la maladie : 6 décès en janvier.
En tout, on déplorera 270 000 personnes touchées par le Chikungunya soit 34% de la population. La Réunion déplore 258 morts.
Impacts économiques : dès novembre 2005, La Réunion compte quatre fois plus d’arrêts maladie liés au Chikungunya (22%). En janvier 2006, 10 000 employés ne peuvent plus se rendre au travail à cause du virus.
Au niveau du tourisme, 470 emplois sont perdus. La Réunion enregistre une baisse de la fréquentation touristique de 130 000 vacanciers en moins. Extrait du site LINFO.RE

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